Je pensais naïvement que quelques années de séparation étaient suffisantes pour que Exconard enterre la hache de guerre, tourne la page, range ses armes et passe à autre chose...
Que nenni! C'est qu'il est rancunier l'Exconard, combien même il était persuadé au moment du divorce que nous étions arrivés au bout, que nous avions tout essayé mais que la vie était désormais impossible...il n'a pas voulu faillir à sa réputation et continue à me pourrir la vie "long-distance".
Voilà tout le dilemme de se séparer avec des enfants, il y a toujours ce/ces petits êtres qui vous rattachent indéfiniment à votre past life avec ses lots de déceptions, de mauvais souvenirs...tels un ancre qui vous enfonce dans les profondeurs alors que vous tentez énergiquement de refaire surface! La métaphore peut paraître déplacé mais c'est la seule qui me traverse l'esprit pour le moment alors vous allez vous y contenter!
La séparation est un processus long, douloureux, pour soi et pour les enfants.
C'est une période ou j'ai dû repenser ma vie de fond en comble: mes rêves, mes projets, mes délires, mes priorités....Je me suis retrouvée en quelque sorte, la vie conjugale nous fait fondre dans une sorte de moule qui façonne qu'on le veuille ou non notre façon d'être, d'agir et de raisonner.
Le défi réside aujourd'hui à trouver un terrain d'entente avec Exconard. Les aléas de cette mésentente cordiale ne cessent d'interférer sur la vie de junior, et junior est ma priorité absolue. Comme toute maman la Solomum est une Hara-Kiri des temps modernes, je suis prête à tout mais vraiment à tout pour qu'il soit le plus heureux possible (Et non mama, khalti toussa je ne retournerai JAMAIS avec Exconard!!)
Et comme même en étant mariés je n'ai jamais pu discuter fructueusement avec Exconard, je me suis armée de mes livres de négo, des tactiques apprises en Business school et d'un de ces psychothérapeute dont la carte de visite fait plusieurs lignes (qui coûte les yeux des la tête en passant) pour me préparer à fond avant de partir en croisade.
Il en ai sorti une stratégie novatrice que j'ai décidé de mettre en place dés maintenant, j'espère sincèrement qu'elle portera ses fruits, ou qu'il se rendra compte par lui même de l'absurdité de ses actes (enfin ça se saurait s'il était du genre à prendre du recul) je ne me fais pas trop d'illusions mais je garde espoir.
To be continued
Je suis tombée par hasard sur un de mes cahiers "thérapeutiques" exutoires de vacances, dans lequel je criais ma colère, mon incompréhension, mon refus de l'autorité parentale qui tentait , tant bien que mal, de régir ma vie de jeune adolescente.
Je me demande aujourd'hui, quelques années plus tard, quelques belles expériences et quelques claques de la vie si j'aurai réagi de la même manière que mes parents? Sommes-nous forcés de reproduire ce schéma éducatif familial? Ou l'éducation des enfants est une affaire personnelle faite de choix réfléchis, conscients et surtout largement influencés par Dolto, Psychologie Magazine ou encore des Maternelles.
Quand on met au monde ce petit être chétif dépourvu de force, qu'on se remémore les 9 mois pendant lesquels nous avons tout pensé, tout programmé: layette, chambre, clinique, crèche...
On oublie souvent l'essentiel, l'éducation et les valeurs qu'on voudrait transmettre à cet enfant.
Les bibliothèques foisonnent des mille et une manière pour commencer l'allaitement, le sevrage ou l'apprentissage de la propreté...mais les références concernant l'éducation sont rares ou alors inaccessibles aux personnes auto-didactes en psychologie.
Vivant loin de mon pays de naissance, la question est encore plus ardente, il s'agit de trouver un juste milieu entre nos valeurs familiales et celles de la société dans laquelle on vit. Comment lui expliquer l'Islam? Comment poser les limites? ....L'éducation n'est pas une tâche facile et elle l'ai d'autant plus dans un contexte comme celui-ci ou il faut faire preuve d'intégration, sans oublier ses racines...C'est donc un exercice pointilleux ou il faut jouer constamment à l'équilibriste.
Mon humble bilan est de dire que l'éducation d'un enfant ne doit pas être conçu comme un projet à long terme, pré-défini et qui ne nécessite aucun réajustement. La personnalité de l'enfant, ces centres d’intérêts ainsi que le contexte familial et scolaire sont importants.
Un parent doit se remettre en question de nos jours, être constamment à l'écoute. Je suis moi-même stupéfaite par le degré de compréhension des enfants du monde qui les entoure. Et la tâche est d'autant plus difficile quand les parents ne partagent pas le même "projet éducatif" comment faire pour arrondir les angles dans l’intérêt de l'enfant? Comment faire en sorte de normaliser les relations avec exconard? Comment éviter une schizo-education à Junior? To be continued...